16 mai 2006

De l'occupation (de se prendre pour Roland Barthes)


Il est une caractéristique qui semble constante à tous les hommes. Celle-ci tient à son degré d’occupation et il paraît que plus l’homme est occupé à des activités qu’il ressent comme étant aliénante, plus il est à même d’aller chercher refuge et complaisance auprès des autres, et plus donc il est vide, à tous les niveaux : moral, politique, social, créatif, et j’en oublie sans doute.

L’occupation. Le terme appelle déjà la notion de temps, car le temps est occupé par des activités, et s’il en est une pour laquelle on ne doit pas oublier de consacrer du temps, c’est bien l’inoccupation, la flânerie, la balade pour certains, le doute méditatif pour d’autres.
C’est pourquoi la plénitude se trouve dans une action de réflexion, abstraction faite de tous les enjeux périphériques, libre dans ses formes, mais devant nécessairement être existante dans le fond.

À ce titre, l’homme doit se méfier des activités qui, procédant d’une libération aux occupations forcées, remplacent ces dernières par les créations de quelqu’un d’autre. L’homme doit s’en méfier, et non pas s’en passer, car si ces activités peuvent l’aider et, c’est heureux, le distraire, elles ne peuvent cependant lui omettre sa propre introspection.
Comme c’est bon de se prendre pour Roland Barthes, et en attendant demain, je vous remercie de m’avoir lu.

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

A ce propos,lire : L'éloge du luxe ( sous titre : de l'utilité de l'inutile) de Thierry Paquot.

1:32 PM  

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